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MAURICE : LE CALME EST REVENU. MAIS OÙ SONT LES RÉSULTATS ?

Les rues ont retrouvé leur calme. Mais les problèmes qui préoccupent les Mauriciens, eux, n’ont pas disparu.

Après les journées difficiles que notre pays vient de traverser, chacun souhaite retrouver la paix, la sécurité et une vie normale.

Mais je voudrais poser une question simple :

Le retour au calme signifie-t-il que tout va mieux à Maurice ?

Je ne le crois pas.

Car derrière les événements récents se cachent des réalités que nous ne pouvons plus ignorer.

Des familles qui peinent à joindre les deux bouts.

Des citoyens qui attendent toujours une distribution d’eau régulière.

Des parents inquiets pour la sécurité de leurs enfants.

Des jeunes diplômés qui s’interrogent sur leur avenir.

Et une population qui entend beaucoup de déclarations, mais qui attend surtout des résultats.

LE PAYS N’A PAS SEULEMENT BESOIN D’ORDRE. IL A BESOIN DE CONFIANCE.

Je condamne sans réserve les violences, les destructions et les actes qui mettent en danger la vie d’autrui.

Mais condamner la violence ne doit jamais nous empêcher de nous interroger sur les difficultés profondes que traverse notre société.

On peut rétablir l’ordre dans les rues en quelques jours. Reconstruire la confiance d’un peuple demande bien davantage.

Et cette confiance ne se rétablira pas uniquement à travers des conférences de presse, des déclarations officielles ou de nouvelles promesses.

Elle se rétablira lorsque les citoyens constateront des améliorations concrètes dans leur vie quotidienne.

CINQ QUESTIONS AUXQUELLES LES MAURICIENS MÉRITENT DES RÉPONSES

Premièrement, le coût de la vie.

Quelles mesures concrètes seront prises pour soulager les familles qui éprouvent des difficultés à faire face aux dépenses essentielles ?

Deuxièmement, l’approvisionnement en eau.

Quel calendrier précis sera présenté aux citoyens pour améliorer la distribution et réduire les pertes dans le réseau ?

Troisièmement, la sécurité publique.

Quelles actions mesurables seront engagées contre les réseaux criminels et les trafiquants de drogue, tout en respectant les droits fondamentaux ?

Quatrièmement, l’avenir de nos jeunes.

Quelles initiatives permettront de créer davantage d’emplois, de développer les compétences et d’offrir des perspectives à ceux qui souhaitent construire leur avenir à Maurice ?

Cinquièmement, la responsabilité des institutions.

Comment les citoyens pourront-ils suivre les engagements annoncés et vérifier les progrès réellement accomplis ?

Ces questions ne sont dirigées contre personne.

Elles sont posées au nom d’un principe fondamental : dans une démocratie, ceux qui gouvernent doivent rendre compte de leurs décisions et de leurs résultats.

DONNONS-NOUS 30 JOURS POUR MESURER LES PREMIERS PROGRÈS

Je propose que les autorités présentent publiquement, dans les trente prochains jours, un premier bilan des mesures prises pour répondre à ces préoccupations.

Pas nécessairement des solutions définitives à tous les problèmes.

Ce serait irréaliste.

Mais au minimum des engagements précis, des responsables identifiés, des échéances et des indicateurs permettant aux citoyens de mesurer les progrès.

Car les Mauriciens ne demandent pas des miracles.

Ils demandent de la sincérité, de la compétence, de la transparence et du respect.

MAURICE MÉRITE MIEUX QUE LA POLITIQUE DES PROMESSES

Je reste convaincu que notre pays possède les ressources humaines, les compétences et les capacités nécessaires pour surmonter ses difficultés.

Mais nous devons retrouver une culture de responsabilité.

Une culture dans laquelle un engagement public n’est pas simplement une phrase prononcée devant les caméras.

C’est une obligation morale envers le peuple.

Je ne demande pas que tout change du jour au lendemain.

Je demande que nous puissions enfin voir dans quelle direction nous avançons.

Et surtout, que personne ne confonde le silence retrouvé dans les rues avec la disparition des préoccupations populaires.

LE CALME EST REVENU. MAIS LE PEUPLE ATTEND TOUJOURS DES RÉSULTATS.

La paix sociale ne se décrète pas.

Elle se construit par la justice, la confiance et des actes concrets.

Dave Kissoondoyal, LLM, MBA

Photo : ION News.

#Maurice #Responsabilite #BonneGouvernance #JusticeSociale #Confiance #Mauritius

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