ENFIN, LE PREMIER MINISTRE A COMPRIS !

MAIS LE PEUPLE ATTEND DES ACTES, PAS DES DISCOURS.
Il aura fallu des émeutes, des nuits de couvre-feu et un pays profondément ébranlé pour que le gouvernement décide enfin de s’attaquer aux véritables causes du malaise social.
Dès les premiers jours de cette crise, j’avais pourtant lancé cet appel.
Dans ma tribune publiée dans Mazavaroo le 16 octobre 2026, intitulée « SI MO TI PREMIE MINIS SA PEI-LA… », j’écrivais :
« Couvre-feu kapav kalme enn sitiasion pandan enn moman. Li pa regle problem delo. Li pa fer pri manze bese. Li pa retir ladrog dan nou bann kartie. Li pa retabli konfians ant lepep ek gouvernman. »
Et je proposais déjà :
« Mo pou zwenn sindika, sekter prive, sosiete sivil, bann zenn ek bann sitwayen. Nou pou met lor latab bann vre problem ki pe afekte lavi dimounn. »
Le 19 octobre, le Premier ministre annonçait des consultations avec les forces vives de la nation. Le 23 octobre, le Conseil des ministres en a confirmé le lancement, avec une première rencontre prévue avec les ONG la semaine prochaine.
ENFIN !
Je veux croire que mon message lui est parvenu, et peut-être même qu’il a pris le temps de le lire.
Mais je le dis avec humilité : peu importe qui a inspiré cette décision. Ce qui compte, c’est que la raison commence enfin à prévaloir.
Je salue cette initiative. Cependant, Monsieur le Premier ministre, permettez-moi de vous rappeler une vérité :
CONSULTER N’EST PAS GOUVERNER. ÉCOUTER N’EST PAS AGIR. PROMETTRE N’EST PAS ACCOMPLIR.
Les Mauriciens n’attendent pas de nouvelles réunions ou des photographies officielles. Ils attendent de l’eau, des prix abordables, la sécurité, une véritable lutte contre la drogue et un avenir pour leurs enfants.
Et surtout, que l’on écoute ceux qui souffrent en silence, pas uniquement les interlocuteurs habituels du pouvoir.
Je n’ai jamais cautionné la violence. Mais j’ai toujours affirmé qu’un couvre-feu pouvait rétablir momentanément l’ordre, jamais restaurer durablement la confiance.
Aujourd’hui, je ne dis pas : « J’avais raison. »
Je dis : « Il est encore temps de faire ce qui est juste. »
Monsieur le Premier ministre, vous avez décidé d’écouter. C’est un premier pas. Maintenant, ayez le courage d’agir.
L’HISTOIRE NE RETIENDRA PAS QUI A PARLÉ LE PREMIER. ELLE RETIENDRA QUI A EU LE COURAGE D’AGIR.
Et si ces consultations aboutissent à des changements réels, ce ne sera la victoire d’aucun homme politique.
CE SERA LA VICTOIRE DU PEUPLE MAURICIEN !
Moris pa bizin zis bann promes. Moris bizin bann rezilta.
Dave Kissoondoyal
24 octobre 2026
Leave a Reply