DEUX ANS APRÈS LES ÉLECTIONS, MAURICE A BESOIN DE RÉSULTATS, PAS SEULEMENT DE PROMESSES.

Le 10 novembre 2024, les Mauriciens ont voté pour le changement.
Ce vote portait beaucoup d’espoir. L’espoir de retrouver un pays où les institutions inspirent confiance, où les familles peuvent vivre dignement et où les responsables politiques respectent leurs engagements.
Dans quelques jours, nous marquerons le deuxième anniversaire de cette élection.
Je crois que le moment est venu de poser une question simple : qu’avons-nous réellement changé dans la vie quotidienne des Mauriciens ?
Je ne nie pas que des mesures aient été prises. Il serait injuste de prétendre que rien n’a été fait. Mais il serait tout aussi injuste de demander à la population de se satisfaire d’annonces, de projets et de promesses dont les résultats restent à démontrer.
En octobre 2024, l’Alliance du Changement avait présenté un manifeste électoral comportant des engagements importants : réduire le coût de la vie, améliorer l’accès à l’eau, combattre la drogue, restaurer la confiance dans la police, renforcer les institutions démocratiques et protéger le pouvoir d’achat des familles.
En janvier 2025, ces ambitions ont été reprises et développées dans le programme gouvernemental 2025-2029.
Ces documents existent. Ils sont publics. Ils constituent des engagements envers la nation.
Aujourd’hui, il est légitime de demander un bilan précis.
Lorsque nous parlons du coût de la vie, demandons-nous si les familles respirent mieux financièrement.
Lorsque nous parlons de l’eau, demandons-nous si les habitants qui subissent des interruptions répétées constatent une amélioration durable.
Lorsque nous parlons de sécurité, demandons-nous si les parents se sentent davantage rassurés pour leurs enfants.
Lorsque nous parlons de démocratie, demandons-nous si les citoyens ont réellement retrouvé confiance dans les institutions.
Et lorsque nous parlons de justice sociale, n’oublions jamais nos personnes âgées, nos travailleurs et les familles les plus vulnérables.
Je souhaite également rappeler un principe fondamental : un engagement électoral n’est pas une faveur accordée par ceux qui gouvernent. C’est une responsabilité contractée envers les citoyens.
Gouverner est difficile. Je le reconnais. Les contraintes économiques sont réelles et certaines réformes demandent du temps.
Mais la difficulté de gouverner ne dispense jamais de rendre des comptes.
Ce que je propose est simple : que le gouvernement présente publiquement, engagement par engagement, ce qui a été réalisé, ce qui est en cours, ce qui a été reporté et pourquoi.
Un tel exercice ne serait pas une humiliation pour le gouvernement. Ce serait une marque de respect envers les électeurs.
Notre pays a trop longtemps souffert d’une culture politique où les promesses sont célébrées pendant les campagnes électorales, puis progressivement oubliées.
Nous devons sortir de cette logique.
La démocratie ne s’arrête pas le soir du dépouillement. Elle continue chaque jour, à travers la transparence, la responsabilité et le droit des citoyens de demander des résultats.
Je ne demande pas que nous condamnions systématiquement ceux qui gouvernent. Je demande que nous les jugions sur des faits.
Car au-delà des partis, des alliances et des ambitions personnelles, il y a une réalité que nous ne devons jamais oublier :
Le changement ne se proclame pas. Il se démontre.
Et c’est au peuple mauricien d’en apprécier les résultats.
🇲🇺❤️
Dave Kissoondoyal
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