QUELLE ÎLE MAURICE ALLONS-NOUS LAISSER À NOS ENFANTS ?

Il y a une question que nous devrions tous nous poser, au-delà de nos différences politiques, religieuses ou sociales.
Quel avenir préparons-nous à nos enfants ?
Je suis né dans une famille modeste. J’ai connu les difficultés, les sacrifices et la valeur du travail. J’ai appris très jeune qu’on ne choisit pas les circonstances de sa naissance, mais qu’on doit pouvoir construire son avenir avec dignité.
L’éducation m’a ouvert des portes. Et je n’ai jamais oublié d’où je viens.
Aujourd’hui, lorsque je regarde notre pays, je pense à ces jeunes qui étudient, obtiennent leurs diplômes et cherchent désespérément leur place dans la société.
Selon Statistics Mauritius, au deuxième trimestre 2026, quelque 11 600 jeunes de 16 à 24 ans étaient au chômage.
Derrière ces chiffres, il y a des rêves, des familles et des sacrifices.
Un diplôme ne devrait pas conduire au désespoir. Le mérite ne devrait jamais s’effacer devant les relations. Et la pauvreté ne devrait jamais condamner un enfant à rester pauvre.
Nous parlons beaucoup de développement, de croissance économique et de grands projets.
Mais le véritable développement se mesure aussi à la capacité d’un enfant issu d’une famille modeste de devenir médecin, ingénieur, entrepreneur ou simplement de vivre dignement de son travail.
Je ne souhaite pas une île Maurice où nos enfants doivent connaître quelqu’un pour devenir quelqu’un.
Je souhaite une île Maurice où chaque enfant, quelle que soit son origine, puisse réussir.
Car la plus grande richesse d’une nation n’est pas ce qu’elle possède aujourd’hui. C’est l’avenir qu’elle offre à ses enfants.
Et cet avenir, nous avons tous la responsabilité de le construire.
Dave Kissoondoyal
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