UN PAYS QUI NE DONNE PAS SA CHANCE À SES JEUNES HYPOTHÈQUE SON AVENIR

Nous demandons à nos enfants d’étudier, de travailler dur, de respecter les règles et de préparer leur avenir. Mais lorsque vient le moment de leur offrir une première chance, combien trouvent une porte ouverte ?
Selon les derniers chiffres de Statistics Mauritius, le chômage touche encore 19,3 % des jeunes de 16 à 24 ans présents sur le marché du travail.
Derrière ces statistiques, il y a des jeunes qui envoient des dizaines de candidatures sans recevoir de réponse. Des diplômés qui doutent de leur avenir. Des parents qui ont fait d’énormes sacrifices pour financer les études de leurs enfants et qui se demandent aujourd’hui ce qu’ils auraient pu faire de plus.
Je refuse de croire que notre jeunesse manque d’ambition ou de volonté.
Ce qui manque trop souvent, ce sont les opportunités, l’accompagnement et cette première chance qui permet à un jeune de démontrer ce dont il est capable.
Nous devons construire un pays où le mérite compte davantage que les relations, où les entreprises sont encouragées à former les débutants et où les jeunes peuvent envisager leur avenir à Maurice avec confiance.
Je ne veux pas d’une génération qui grandit avec le sentiment que, pour réussir, il faut nécessairement partir.
Un pays ne prépare pas son avenir uniquement en construisant des routes et des bâtiments. Il le prépare en donnant à ses enfants des raisons d’y rester, d’y travailler et d’y croire.
Nos jeunes ne demandent pas des privilèges. Ils demandent une chance équitable de construire leur vie dans leur propre pays.
Et cette chance, nous avons le devoir de la leur donner.
Dave Kissoondoyal
Photo : Défi Média
Source : Statistics Mauritius, Labour Force, Employment and Unemployment, deuxième trimestre 2026.

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